Après deux années de contraction historique, le marché du logement neuf cherche son second souffle en 2026. Entre pénurie d’offre, nouveaux dispositifs fiscaux et primo-accédants plus stratégiques, les professionnels du secteur parlent d’un marché en recomposition.
2025 : l’une des pires années de la décennie pour le neuf
Les chiffres publiés par la Fédération des Promoteurs Immobiliers (FPI) en février 2026 sont sans appel : 92 352 logements neufs ont été vendus en 2025, soit -10,8 % par rapport à 2024, très en deçà de la moyenne annuelle de 127 014 logements observée entre 2019 et 2025. Entre 2024 et 2025, les mises en chantier ont reculé de 22 %, aggravant une pénurie d’offre déjà préoccupante.
Une tension locative historique
En 2025, l’offre de logements disponibles à la location a reculé de 13 à 15 % selon les sources, alors que la demande progressait de 11 %. Cette tension se traduit par une hausse des loyers d’environ 1,3 % sur un an au niveau national, avec des écarts significatifs dans les zones tendues, notamment à Paris et dans les grandes métropoles.
Les signaux d’une reprise progressive
Dans l’immobilier ancien, les transactions ont progressé de 8 % en 2025, avec un retour des acheteurs dopé par la stabilisation des taux de crédit. Les délais de vente se maintiennent autour de trois mois pour les biens bien valorisés. Les prix ont amorcé une légère remontée nationale de l’ordre de 0,7 à 2 % en 2025, après des corrections marquées dans plusieurs métropoles (jusqu’à -20 % à Nantes, -15 % à Lyon et Bordeaux par rapport aux sommets de 2021).
2026 : l’espoir du dispositif Jeanbrun et du plan Relance Logement
Le président de la FPI a déclaré : « 2026 doit être l’année du vrai rebond pour l’immobilier neuf en France. » Le plan « Relance Logement » et le dispositif Jeanbrun, applicables sur tout le territoire sans zonage, visent à convaincre les investisseurs de revenir sur un marché qu’ils ont largement déserté depuis deux ans.
Un marché à deux vitesses qui persiste
Il n’y a pas un seul marché immobilier français en 2026, mais plusieurs réalités distinctes. Dans les métropoles attractives, la tension locative est historiquement forte. Dans les villes moyennes, les rendements locatifs bruts sont souvent plus élevés. Pour un investisseur ou un primo-accédant, la sélection du territoire, la performance énergétique du bien et la solidité du promoteur restent des critères de sélection fondamentaux.



