Ils représentent 80 % des dossiers de crédit immobilier déposés en France. Plus âgés, plus solitaires, aux revenus plus élevés qu’auparavant, les primo-accédants de 2026 ont changé de visage. Analyse d’une dynamique qui redessine le marché de l’accession.
Un engouement intact malgré un contexte exigeant
L’aspiration à la propriété n’a pas faibli. Au premier trimestre 2026, 80 % des dossiers de crédit immobilier déposés sur les principaux courtiers français émanent de ménages primo-accédants, un chiffre en hausse d’un point sur un an, selon l’étude Empruntis publiée en avril 2026. Pourtant, le parcours d’accession s’est durci : la remontée des taux des OAT 10 ans autour de 3,90 % au début 2026 comprime les capacités d’emprunt et réduit mécaniquement le pouvoir d’achat immobilier.
Un profil sociologique qui a évolué
En 2025, l’âge moyen des primo-accédants atteint 35 ans. Les acquéreurs actifs représentent 78 % des profils, et la majorité achète en couple, mais la part des acquisitions en solo progresse. Le budget moyen, tous frais inclus, s’établit autour de 209 000 € pour les 20-29 ans.
La maison individuelle capte désormais 64 % des acquisitions primo-accédantes, en progression de 17 points. En 2026, 92 % des primo-accédants se tournent vers l’immobilier ancien, principalement pour des raisons de prix : le neuf reste structurellement plus onéreux, mais recèle des avantages décisifs.
Les atouts déterminants du logement neuf pour un primo-accédant
- Frais de notaire réduits à environ 2-3 % contre 7-8 % dans l’ancien
- Performance énergétique garantie (RE2020) : factures maîtrisées dès le premier jour
- Garanties constructeur : décennale, parfait achèvement, biennale
- Aucuns travaux à prévoir à court ou moyen terme
- Personnalisation possible du logement (revêtements, cloisons, équipements)
Des aides à mobiliser intelligemment
Le Prêt à Taux Zéro (PTZ), élargi à l’ensemble du territoire depuis le 1er avril 2025, reste un levier précieux pour les primo-accédants dans le neuf. Certaines collectivités locales proposent également des aides complémentaires sous forme de subventions ou de prêts bonifiés. Le Bail Réel Solidaire (BRS) et le Prêt Social Location-Accession (PSLA) constituent par ailleurs des alternatives pertinentes pour les ménages aux revenus intermédiaires.
Le conseil patrimonial, un atout différenciant
Dans un contexte où l’offre de logements neufs reste sous tension et où les dispositifs d’aide évoluent régulièrement, la qualité de l’accompagnement devient déterminante. Comprendre les mécanismes disponibles, sécuriser son plan de financement, choisir un programme adapté à ses besoins et à sa localisation : autant d’étapes qui méritent un suivi sur mesure.



